


La Hatsudoki Seizo Company avait en ce temps pour vocation principale la fabrication et la vente de moteurs à gaz. C’est d’ailleurs au cours de cette même année que la firme présente son premier moteur à gaz d’une puissance de 6 Chevaux Vapeurs. La Hatsudoki Seizo Company produit ensuite un moteur de 20 CV en 1914, mais cette fois-ci, il s’agit d’un moteur à explosion. Parallèlement à cela, les années 20 sont marquées par l’engouement naissant du public pour les véhicules à moteur. Ainsi, fidèle à son idéologie, la Hatsudoki Seizo Company anticipe la demande et concrétise cela en 1930.
1930 était l’année du premier changement ou plutôt de la réorientation des activités de l’entreprise. Tout en maintenant la vocation première qui est la fabrication de moteurs industriels, la Hatsudoki Seizo Company se met à la production de moteur à diesel qui fût un triomphe à cette période. La Hatsudoki Seizo Company présente le modèle HA cette année. La HA est une camionnette de type utilitaire qui avait comme caractéristique principal le fait de n’avoir que trois roues. D’autres modèles suivirent par la suite. Les véhicules de la Hatsudoki Seizo Company étaient alors destinés à l’usage urbain et réalisés de manières à respecter une certaine norme de gabarit, de consommation et de maniabilité. Il faut tenir en tête qu’il s’agit, à la base, de véhicules destinés au marché local.
Le prochain pic dans la chronologie de la marque s’observe en 1937. Cette année, la Hatsudoki Seizo Company présente en avril son premier véhicule à quatre roues. Le petit véhicule de livraison de Hatsudoki Seizo fut appelé le modèle FA. Les affaires marchent bien et Hatsudoki Seizo ouvre une nouvelle usine deux après, en 1939 à Ikeda. Cette usine est encore active et produit toujours des véhicules Daihatsu de nos jours. Après la seconde guerre mondiale, la Hatsudoki Seizo Company fait peau neuve. En effet, la compagnie a su traverser cette phase délicate de l’histoire de la meilleure manière possible. Les actions de Hatsudoki Seizo sont cotées officiellement à la bourse de Tokyo et l’entreprise produit 7000 véhicules en 1949. L’année 1951 est marquée par la sortie du modèle BEE, motorisée par un deux cylindre de 1000 cm3. Ce modèle n’avait, tout comme la HA, que trois roues.
Un autre évènement plus important marque l’année 1951 puisque c’est l’année où la Hatsudoki Seizo Company devient la Daihatsu Motor Co Ltd. Daihatsu est alors une société anonyme dont les actions sont détenues par le groupe Toyota. L’activité principale est toujours la même, la production de véhicules et de moteurs industriels.
C’est sous les ailes du puissant groupe actionnaire que Daihatsu réussit à produire 27 000 véhicules en 1953. Les ventes ne cessent d’augmenter, et les variétés de modèles également. En 1953 sort la Midget, et les ventes de Daihatsu sur cette année étaient de 36000 véhicules. Ce modèle continue à être produit de nos jours au Japon. Parmi ces modèles quasiment immortels de Daihatsu figure la Hijet.
Produite pour la première fois en 1960, la Hijet. Ce modèle continue à parcourir les rues de nos villes jusqu’à présent, à travers une version un peu plus récente. Son physique et sa consommation lui confèrent un rôle de véhicule utilitaire urbain sur mesure. D’une faible largeur, sa hauteur lui permet de transporter un volume important de marchandise. De plus, la voiture est extrêmement maniable, ce qui la favorise nettement dans les embouteillages.
La succession des succès commerciaux de la Daihatsu Motor Co Ltd entraîne l’ouverture d’une deuxième usine à Ikeda en 1961. Les productions de nouveaux modèles se suivent à un rythme effréné. La Campagno Van en 1963, la Compagno Belurina en 1964, la Fellow en 1966, mais également le premier prototype d’un modèle à entraînement électrique, toujours en 1966. Une piste d’essai est même ouverte à Shiga, toujours en 1966.
L’année suivante, Daihatsu signe son premier contrat de collaboration avec Toyota. Cependant, Daihatsu n’oublie pas ses racines : « Innovation pour demain ». Daihatsu développe et réalise 275 voitures électriques. Ces voitures seront utilisées durant le salon international de l’automobile à Osaka. Et nous ne sommes qu’en 1970. C’est pour dire si Daihatsu avait une avance magistrale sur ses concurrents.
Et c’est ainsi que Daihatsu devint le premier constructeur de voitures électriques du monde, par la taille, après le lancement de la Golf-Cart. Daihatsu continue de grandir. En 1972, Daihatsu ouvre une usine à Tada spécialisée dans la fabrication des outils et machines nécessaires à la production des véhicules de la marque. L’ouverture de cette usine est un choix judicieux. En effet, la production de Daihatsu ne cesse d’augmenter et les ventes également. Daihatsu produit cette année plus de 324 000 véhicules.
Toutefois, pour pouvoir maintenir un bon taux de rentabilité, le constructeur réussit à réduire le coût de production, grâce à la création de cette usine. L’année qui va suivre fut celle de la révolution de la Daihatsu Motor Company au niveau de son département production. En 1973, la banche productive de Daihatsu se spécialise dans la production des K-Cars, que l’on qualifierait tout simplement de « Petites Voitures ».
Toujours en 1973, Daihatsu met en place la semaine de cinq jours dans tous ses sites de productions. L’histoire suit son cours et Daihatsu maintient sa cadence de production de nouveaux modèles. En 1974, Daihatsu lance deux nouveaux modèles, dont son premier véhicule dans la famille des quatre roues motrices. Le modèle concerné est le Taft, d’un moteur à essence de 958 cm3.
La Daihatsu Motor Company continue son évolution et est présente, en 1976, en Suisse grâce à l’importateur Valaisan Reverberi. C’est en septembre 1976 que la firme obtient la première fiche d’homologation pour le Taft F10. L’année 1976 est l’année où Daihatsu a passé le cap des cinq millions de véhicules produits.
Par ailleurs, cette année 1976 voit également la naissance d’une des voitures qui ont fait la renommée de Daihatsu ; la Charade. Son lancement a eu lieu au Japon en novembre de la même année. La Charade fut ensuite proclamée voiture de l’année au Japon. Fidèle à son rythme habituel de production de nouveau modèle, en 1980 Daihatsu présente la Mira au Japon. Ce modèle sera commercialisé sous le nom de Cuore en Suisse.
La Charade, quant à elle, n’en finit pas de faire parler d’elle. Dans la catégorie des 1000cm3, la Charade s’empare de la victoire au rallye de Monte Carlo. Sur sa route, la Charade récolte les succès, notamment lors du rallye le plus éprouvant aussi bien pour la voiture que pour le pilote ; le rallye du Kenya. Ce modèle de Daihatsu a tellement bien marché que plusieurs motorisations ont été par la suite proposées au public. Une motorisation diesel de1 100 cm3, le plus petit du monde, et une version turbo de 16 soupapes commercialisée en 1993.
Un nouveau modèle de tout terrain est lancé par Daihatsu en 1984, la Rugger. Ce 4X4 de cinq place est commercialisé à dans le reste du monde sous le nom de Rocky. En 1985, Daihatsu produit sa dix millionième voiture. Daihatsu a réussit à produire en sept ans le nombre de véhicules que la compagnie a produit durant plus de soixante-dix ans.
En 1986, la Hijet et la Charade sont produites en Chine pour le marché local. La Hijet y est déjà produite depuis 1984. En 1997, Daihatsu fête son 90e anniversaire et présente un nouveau modèle : la Terios. Toujours en mémoire du slogan « Innovation pour demain », Daihatsu redéfinit sa philosophie d’entreprise et de production. Portant le nom de D-Vison 100 cette nouvelle philosophie transporte Daihatsu vers l’entrée dans le nouveau millénaire. Le terme écologique est alors le maître mot de la nouvelle philosophie. Pour ce faire, des petites voitures à faible consommation, et polluant le moins possible sont sur le point de voir le jour dans les ateliers de recherches et de développement de Daihatsu. Le 1er mars 2007, Daihatsu fête ses cent ans d’existence.
En guise de cadeau d’anniversaire, Daihatsu présente le dernier né de la marque ; le dernier modèle de la Cuore. Son point distinctif ? Un record de la plus faible consommation de carburant. La Cuore ne consomme que 4,4 litres d’essence pour parcourir 100 Km.
« Innovation pour demain », ce slogan a toujours été suivi par Daihatsu. Cette marque reflète la philosophie du pays nippon même, toujours à la pointe de l’innovation, de la technologie et du respect de l’écologie. Les modèles de Daihatsu ont le mérite de plaire à la majorité des utilisateurs de la planète. Les voitures sont petites, du moins d’un point de vue extérieur, mais offrent un bon espace intérieur, elles sont extrêmement pratiques dans l’utilisation urbaine. Compte tenu de la croissance démographique mondiale, les points cités précédemment sont d’une grande importance. Autrement dit, les villes et le nombre de véhicules augmentent, et ainsi, la pollution également. Daihatsu, elle, produit des véhicules de petites tailles, de faibles consommations et qui polluent peu. On a pu constater le parcours plus que riches de Daihatsu depuis sa création. Tous les modèles ont cependant un trait commun. Durant toutes ces années, Daihatsu s’est efforcée de produire des véhicules respectant l’environnement. Il est sûr que Daihatsu va toujours aller en ce sens et que la marque produira, d’ici peu, un nouveau modèle en avance de dix ans sur son temps. De ce fait, il ne serait pas déplacé de dire que l’avenir des véhicules en général peut prendre le profil de la philosophie de Daihatsu.